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Recherche / Culture scientifique

Le cancer du sein dépisté par une prise de sang ?

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4 octobre 2016

Cancer le plus répandu chez la femme, le cancer du sein pourrait demain être dépisté par une simple prise de sang. Des chercheurs australiens associés à des chercheurs nantais du laboratoire Chimie Interdisciplinarité, synthèse, analyse, modélisation (CEISAM) et du Centre de Recherche en Cancérologie Nantes Angers (CRCNA) ont développé une méthode innovante permettant d’identifier des cellules cancéreuses dans des tissus. Une perspective prometteuse de recherche qui pourrait être applicable d’ici 10 ans.

Les chercheurs français et australiens ont récemment utilisé les abondances de deux isotopes (carbone 13 et azote 15), présents naturellement dans nos tissus, et dont leur proportion indique s'ils sont sains ou cancéreux. Le projet se dirige maintenant vers les analyses isotopiques du sang. Si une "signature isotopique" dans le sang existe bien, les médecins pourraient exploiter cette information pour savoir si une patiente a contracté ou non un cancer du sein. "Ce nouveau test sanguin permettrait d'être moins contraignant pour les patientes et pourrait être utilisé en complément des autres méthodes de détection classiques, comme la biopsie ou la mammographie", explique Illa Tea, chercheur au laboratoire Chimie Interdisciplinarité, synthèse, analyse, modélisation (CEISAM - Université de Nantes - CNRS).

Toutefois, le dépistage isotopique du cancer du sein par ce test sanguin ne sera pas applicable avant une dizaine d'année. "Ces premiers résultats sont un point de départ, beaucoup de travail est encore nécessaire. Dix ans est le temps minimum pour prouver que cela peut fonctionner et que le test puisse être approuvé cliniquement pour une application médicale" explique le professeur Guillaume Tcherkez, chercheur à l'ANU (Australian National University).

Mis à jour le 4 octobre 2016 par Julien PATRON