• Le 22 décembre 2015

Le Laboratoire d’ingénierie ostéoarticulaire et dentaire (LIOAD - Université de Nantes / Inserm) travaille à une solution thérapeutique utilisant les cellules souches de notre masse graisseuse pour régénérer nos disques intervertébraux. Une première mondiale qui pourrait bien être appliquée chez l’Homme d’ici 2019.

Que ce soit au sport, à la maison ou au travail, notre dos est très souvent sollicité. A l'usure, tous ces efforts finissent par abimer nos vertèbres et surtout nos disques intervertébraux, sortes d'"amortisseurs" situées entre chacune de nos vertèbres et qui permettent d'absorber les chocs. "L'origine des douleurs que nous ressentons se situe au niveau des noyaux pulpeux de ces disques, très riches en eau et très hydratés", explique Jérôme Guicheux, co-directeur du Laboratoire d'ingénierie ostéoarticulaire et dentaire (LIOAD). "Au fil du temps, les cellules disparaissent et finissent par déshydrater les noyaux. Les disques intervertébraux vont alors commencer à se fissurer, à s'écraser et  donc à créer des douleurs dans le dos."

  • Une seconde vie pour nos disques intervertébraux
Spécialiste mondialement reconnu dans le domaine de la médecine régénérative, le LIOAD a eu l'idée de récupérer et d'utiliser les cellules souches présentes dans notre masse graisseuse (tissu adipeux) qui ont pour avantage de régénérer les tissus et de se transformer en différentes cellules. Après plusieurs années d'études, les chercheurs nantais sont aujourd'hui parvenus à mettre au point un système permettant de fabriquer des cellules "neuves" semblables à celles présentes dans les noyaux pulpeux. Une fois injectées dans les disques intervertébraux, ces nouvelles cellules pourraient potentiellement venir "réparer" ces disques et ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques dans la lutte contre le mal de dos. Si des tests sont encore actuellement en cours en laboratoire à Nantes, les premiers essais cliniques chez l'Homme pourraient intervenir d'ici 2019.