• Le 08 mars 2016

C'est un élément chimique extrêmement rare mais qui pourrait bien changer le cours de la médecine nucléaire d'ici quelques années. L’astate, et plus particulièrement l'un de ses isotopes, pourrait être utilisé pour traiter certains types de cancer. Des chercheurs nantais du laboratoire Subatech et CEISAM (Chimie Interdisciplinarité, synthèse, analyse, modélisation) ont récemment découvert de prometteuses possibilités d'application.

Car si les isotopes 211 (At-211) possèdent de bonnes propriétés physiques permettant d'attaquer directement les cellules cancéreuses, encore faut-il pouvoir les "transporter" vers la tumeur cancéreuse pour traiter efficacement le cancer. Les chercheurs nantais des deux laboratoires nantais, reconnus internationalement dans leur domaine, ont collaboré ensemble, en lien avec le cyclotron Arronax, pour comprendre le fonctionnement de cet élément chimique radioactif et trouver un moyen de le fixer sur des "biomolécules".

En associant leurs compétences en radiochimie et en chimie quantique, le laboratoire Subatech et CEISAM (Chimie Interdisciplinarité, synthèse, analyse, modélisation) ont pu mettre en évidence une nouvelle espèce ionique aqueuse qui permettrait de "transporter" l'isotope vers la tumeur. Une avancée majeure dans le domaine de la médecine nucléaire dont les résultats ont récemment été publiés dans la revue Chemistry - A European Journal